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octobre 22, 2019
INTERNATIONAL

G5 Sahel. Investissements: dilemme entre le tout-sécuritaire et le développement

L’espace sahélien est depuis quelques années, l’épicentre d’une crise sécuritaire induite par l’extrémisme, le sous-développement et le terrorisme. D’où le renforcement des dépenses sécuritaires au détriment du développement. Une étude permettra d’optimiser efficacement les dépenses du G5 Sahel.Quelles sont les dépenses consacrées à la sécurité et au développement au niveau de la région sahélienne? Y a t-il un effet d’éviction des dépenses sécuritaire au détriment des investissements ayant un impact sur le dévelopement de la région?

C’est à ces questions que le G5 Sahel souhaite répondre en dilligentant «une étude sur le financement du secteur de la sécurité et du développement», selon une annonce faite vendredi 20 septembre dernier par le Secrétariat permanent (SP) de l’organisation sous-régionale.

Le G5 Sahel est une organisation sous-régionale dédiée à la lutte contre le terrorisme et la coordination des actions de développement, créée en février 2014 à Nouakchott. 



Elle regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Ces pays couvrent un espace de 5 millions de kilomètres carrés, avec une population de 80 millions d’habitants et un Produit Intérieur (PIB) cumulé de 53 milliards de dollars.

Pour mener cette étude, le SP du G5 Sahel a choisi «La Chaire Sahel de la Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International (FERDI)», basée à Ouagadougou, au Burkina Faso. 

Défendant la pertinence de cette démarche, la déclaration du SP signale que «les états membres du G5 Sahel fournissent des efforts considérables pour riposter à la crise sécuritaire que traverse la région. Cependant, la dimension de cette mobilisation reste méconnue.
Afin de remédier à cet état de fait, un Conseil des Ministres du G5 Sahel tenu le 21 février 2019, à Nouakchott, a recommandé au Secrétariat Permanent (SP) de diligenter une étude sur les dépenses de sécurité et leurs effets d’éviction sur le financement des investissements, notamment au niveau des secteurs sociaux».

Les résultats de cette étude, dont la durée de réalisation s’étend sur une période de 10 mois, permettront aux décideurs politiques d’opérer un arbitrage cohérent entre les dépenses et les ressources à consacrer aux secteurs sociaux, incontournables pour le développement de la région sahélienne. 

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